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Fin septembre 1952, près de 800 élèves-officiers rejoignaient l’E.S.M.I.A. de Coëtquidan : les uns pour 2 ans (recrutement « direct » ; 3ème puis 1er Bataillon), les autres pour un an (recrutement « corps de troupe » ; 2ème Bataillon). C’était le plus fort recrutement d’après 1945 : les durs combats d’Indochine, qui prendront fin en 1954, réclamaient alors beaucoup d’encadrement. Les élèves-officiers des 2ème et 3ème Bataillons furent baptisés ensemble Promotion « Union Française » le 26 juillet 1953. Le choix de ce nom était un acte de foi dans l’édification de l’Union française, objectif national alors évident. Séparés aussitôt après ce baptême, chacun des deux bataillons mène depuis lors ses propres activités de Promotion ; mais ils ont conscience de constituer une seule Promotion de l’ESMIA. Les officiers de la Promotion furent engagés en Afrique du Nord dès leur sortie des Ecoles d’Application. Après 1962 et jusqu’en 1994 – année des derniers départs de la vie militaire active –, pendant la guerre froide et après, ils connurent les garnisons de Métropole et des F.F.A., les missions outre-mer ou à l’étranger, les actions extérieures (en Afrique, au Proche ou au Moyen-Orient, en Océanie). La Promotion « Union Française » compte 44 Morts pour la France et 7 Morts en service commandé.
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La Promotion Maréchal Gallieni est la seule, parmi toutes celles qui sont sorties de Saint-Cyr, à s’enorgueillir d’avoir fourni trois parrains à des promotions d’officiers :
« Lieutenant-colonel Gaucher » (ESM 1983-1986)
« Général de Maricourt » (EA Salon de Provence)
« Général Versereau » (EOGN) Elle comptait 330 élèves en 1927, mais son effectif actuel est de 8 survivants. 62 membres ont été tués à l’ennemi, sont morts en service commandé ou des suites de déportation. Très éprouvée par les hostilités, la Promotion, déchirée par la scission Londres-Vichy puis l’abandon de l’Algérie, n’en avait pas moins maintenu sa cohésion.
La Promotion Général de Galbert a eu l'honneur de recevoir à Coëtquidan les deux Promotions qui quittèrent Cyr il y a maintenant 50 et 25 ans. De plus, pour la première fois dans l'histoire de notre École, nous avons eu la chance d'accueillir un des membres de la Promotion Maréchal Gallieni, qui, elle, sortit de Saint-Cyr alors domiciliée à Saint-Cyr-l'Ecole, il y a 75 ans. Voici une présentation rapide de ces trois Promos et de leur parrain.
Né le 10 mai 1770 à Annoux dans I'Yonne, Davout entre en 1785 à 1'Ecole Royale Militaire de Paris. A 17 ans, il est nommé sous-lieutenant au Royal Champagne Cavalerie. Élu lieutenant-colonel sous la révolution, il rejoint 1'armée de Dumouriez. En 1794, il est général de brigade de cavalerie. En 1800, général de division, il commande toute la cavalerie en Italie. A Austerlitz, à un contre trois, et à près de 150 kilomètres de marche en 48 heures, son 3ème Corps empêche la manoeuvre des Austro Russes et permet celle de l’Empereur. Le 14 décembre 1806, à Auerstadt, il défait les Prussiens en les attaquant à un contre trois, 25 000 Français déchaînés contre 70 000 Prussiens, leur prenant 115 canons. Davout et son 3ème Corps reçoivent 1'honneur d'entrer les premiers à Berlin. En 1810, il devient commandant en chef de 1'armée d'Allemagne. Durant les Cent Jours, il est ministre de la Guerre, assure après la défaite la défense de ses soldats poursuivis par les royalistes. Fait pair de France par Louis XVIII en 1819, il meurt le 13 juin 1823 et est enterré au Père Lachaise.
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